
Paname sera toujours Paname. Voilà pourquoi tant de réalisateurs se sont déjà cassé les dents à vouloir transfigurer la capitale française sur le grand écran. Cédric Klapisch tenait donc cet incroyable pari entre les mains. Accompagné d’une pléiade d’acteurs de talent, le résultat est pourtant une nouvelle fois peu convaincant.
Posté sur son balcon, attendant calmement sa mort silencieuse et scrutant indiciblement le tout Paris, Romain Duris reste léthargique, faute à un rôle plutôt léger, sans réelle profondeur. A vrai dire, seules Binoche et Karine Viard (oubliée lors de la dernière 1/2 mn) se surpassent parmi cette armée de Frenchies de l’ancienne ou de la nouvelle génération. Quant aux autres, leurs personnages paraissent trop creux pour ne pas surnager à travers cette fresque inachevée. Seul Luchini détient un rôle véritablement fort. Mais, encore et encore, Luchini nous fait du Luchini, jouant comme à l’accoutumée la marionnette folle dans une interminable scène de danse devant Mélanie Laurent.
Au fur et à mesure que le temps passe, le film s’essouffle, imposant au spectateur de nombreux clichés (d’ailleurs, que vient faire un trio de bourgeoises du côté du marché de Rungis ? On se la demande encore). Duris a peut-être raison sur cette ultime sentence : « A Paris, on râle tous, mais qu’est-ce qu’on aime ça ». Et bien, pour une fois, il n’a pas tort. On ne se gênera pas pour le faire savoir…

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