mercredi 27 février 2008

Juste Debout 2008 : ça va donner sec


Il y a encore de cela quelques années, le Juste Debout, c’était un petit concours de danseurs hip-hop se divisant en de nombreuses catégories : pop, lock, house, newstyle et poprock. Aujourd’hui, cet événement de danse urbaine est devenu une institution.

Concernant les finales, là aussi la progression est magistrale. Passé du niveau national à l’international, le Juste Debout a vu ses sessions définitives passer de Lille au stade Pierre de Coubertin, de l’Hotel de Ville pour échouer à Bercy ce dimanche 2 mars.

Vu le niveau de cette année, il y a encore moyen d’admirer et d’exploser en liesse face à cette magie, ces corps démembrés, cet art méticuleux. Et dans le jury, qui de mieux que l’inventeur du Rock Steady, Mr Wiggle. Matez les vidéos, ça vous parlera plus. En tout cas, le bonhomme de plus de trente ballets à de bons restes.

En bonus, Phax qui nous fait vivre le temps au ralenti. Véritablement jouissif.


Klapisch perd son Paris


Paname sera toujours Paname. Voilà pourquoi tant de réalisateurs se sont déjà cassé les dents à vouloir transfigurer la capitale française sur le grand écran. Cédric Klapisch tenait donc cet incroyable pari entre les mains. Accompagné d’une pléiade d’acteurs de talent, le résultat est pourtant une nouvelle fois peu convaincant.

Posté sur son balcon, attendant calmement sa mort silencieuse et scrutant indiciblement le tout Paris, Romain Duris reste léthargique, faute à un rôle plutôt léger, sans réelle profondeur. A vrai dire, seules Binoche et Karine Viard (oubliée lors de la dernière 1/2 mn) se surpassent parmi cette armée de Frenchies de l’ancienne ou de la nouvelle génération. Quant aux autres, leurs personnages paraissent trop creux pour ne pas surnager à travers cette fresque inachevée. Seul Luchini détient un rôle véritablement fort. Mais, encore et encore, Luchini nous fait du Luchini, jouant comme à l’accoutumée la marionnette folle dans une interminable scène de danse devant Mélanie Laurent.

Au fur et à mesure que le temps passe, le film s’essouffle, imposant au spectateur de nombreux clichés (d’ailleurs, que vient faire un trio de bourgeoises du côté du marché de Rungis ? On se la demande encore). Duris a peut-être raison sur cette ultime sentence : « A Paris, on râle tous, mais qu’est-ce qu’on aime ça ». Et bien, pour une fois, il n’a pas tort. On ne se gênera pas pour le faire savoir…

mardi 5 février 2008

Lit et Rature


Profond soupir que vous poussez dans votre lit. Vous vous y adonnez, vibrez, fatiguez. Riche est la Sainte Mère qui s’adonne à votre bercement, tranquillement, doucement et surement.

Couchez-vous avec malice et vous verrez que des plaisirs guillerets aux odeurs guimauves s’accompagneront de vos faits et gestes. Laissez-vous emporter par ces parfums, cette peau qui a ensorcelé les draps de ce dernier témoin lors de vos fugaces effluves.

Seul où à deux, le lit s’imprègne de et en vous, s’improvise troisième compagnon. Pourquoi dormez-vous, lisez-vous, vous languissez-vous ou, que sais-je, vous câlinez-vous sur ce sommier, contre cet oreiller ou sous cette douillette couette ? Comment se poser la question ?

Toujours aux petits soins, le lit vous accompagne au creux de vos rêves, vous dorlote au coin d’une tristesse, vous purifie de sa solennelle chaleur en pleine paresse.

Un lit, instants de délicatesse et de doux endormissements. Qu’est-ce qu’on s’y sent bien (merci Puce).