mardi 15 janvier 2008

Sarkozy et Bruni enfin unis, qu’avez-vous fait pauvre malheureux ?

En 1946, Jean Cocteau nous faisait rêver avec son magnifique La Belle et la Bête. Au XXIe siècle l’histoire ne fait plus sourire. La bête Sarkozy se serait également mariée avec la jolie Carla Bruni.

"Trahison" s’insurgeront les membres du PS qui pensaient que l’ex mannequin était une grande partisane gauchiste. Pourtant, voyez-vous ne serait-ce que deux secondes une idylle avec le nouveau Bachelor François Hollande ? Pas le moins du monde…Une jolie italienne avec le bibendum Michelin, non merci.

Et pis, Carla, ce qu’elle veut, c’est de la reconnaissance, du pouvoir, de l’argent et des palaces en vois-tu en voilà !!! Vivre avec une rose fanée n’est pas de son goût, voyons. Mais où a-t-elle été pêcher ce poisson rare mais dont la texture et le raffinement sont d’une pauvreté et d’une venimosité exacerbées?

Car soyons-en certains, tant la bête se transformait en prince charmant il y a de cela cinquante ans, tant la belle s'est mutée elle-même en bête aujourd’hui. La bête et la bête…ça promet de beaux moutards. Et dire qu’il reste encore quatre ans…

lundi 14 janvier 2008

Sir Satchmo est magique

Ogive Acide se veut souvent langue de pute. Mais Ogive Acide a aussi un cœur. Ou plutôt des coups de cœur. Chaque chose en son temps. Ogive Acide aime Louis. Alors que le sommeil ne venait pas il y a de cela deux nuits, l’Ogive vient de rêver éveillé.

Ségur – Barbès. Le trajet promet d’être longuet. 45mn à tenir, la mission s’annonce ardue. Histoire que tout se passe au plus mal, un pétard t'as mis en orbite depuis quinze bonnes minutes. Sans oublier l’heure : la petite aiguille de ta montre indique bel et bien le 6. Heure de pointe. Enfer et damnation, te voilà piégé dans le ventre famélique du monstre ténébreux, le fameux métro parisien.

Chilling et skateboard duuuuuuuudde

Armé de ton bonnet et de deux mains implantés dans les poches du jean’s, tu te laisses tout d’abord aspirer par les Distillers. Ça gueule, éclate les oreilles et indigne tes partenaires de compartiment. Volume à 32 : il faut bien partager avec ses compagnons de route.

Et là, une image te vient en tête. Une traversée de Paname en skate, casquette vissée sur le crane, musique post-ado à fond dans ton casque. Tu roules, tu roules et profites de cette vision sans queue ni tête pour remercier un pote aux cheveux longs (pas de stéréotypes nan nan). Sans queue ni tête ? Et alors…

Stress et asphyxie

Puis vient le changement sur la ligne 4. Et là, le parfum des Distillateurs de musique sauvage te la joue à l’envers. Rame blindée, métro bondé, pieds écrasés, condition saturée. Toujours sous l’effet stupéfiant, tu entends cette musique qui se met à te stresser, t’ensevelir sous cette masse de gens puants à la tronche de six pieds. Peu importe, tu es leur clone figural.

Finalement, tu sors à Gare du Nord afin de respirer, avaler l’air pur de ta mégalopole. Tu marcheras, ce sera toujours ça. Les punks américains ont fini leurs gammes sur la playlist. Dorénavant place au rock des campus label « 51 nations semi-certifiées». Goldfinger – Superman. Rewind. Lecture. Tu skates, tu skates et tu t’en fous, reprends tout du moins un peu de fougue dans la rue. 3mn05 plus tard, au suivant.

Volupté et utopie

A l’écoute d’une voix rauque et pourtant on ne peut plus belle et chaleureuse, ton visage se transforme. Tes lèvres s’élargissent, tu souris, te sens heureux face à ce que tes oreilles perçoivent. Plus rien ne bouge, plus rien ne compte. Tu écoutes Louis. Ce fameux Louis Armstrong.

Certains trouveront ce fait complètement navrant mais Wonderful World est la musique dont tu parles. Ce chef d’œuvre te transforme pour si peu : le temps s’est soudain forgé en éternité. Les violons te bercent, la guitare te calme sur cette introduction magique. De sa voix chevrotante, Satchmo de son surnom te transporte dans un autre monde.

Peut-être que la société actuelle tire la gueule, sans compter le temps du moment qui ne joue pas en notre faveur. Pourtant, Armstrong te fait voyager, te fait voir ce qu’il chante. Evasion subite. La mine grise de ta ville s’est mutée en tableau multicolore. La vie à une autre saveur, goût doux, sucré et délicieux sur la langue. L'immondice de réalité devient fantomatique. Tu suis Louis, te nourris de ses paroles, imagines ces "blancs nuages", "les couleurs de l’arc-en-ciel si jolies dans le ciel" et "la sombre nuit sacrée" à travers cette perle de 1967.

Armstrong, génie du jazz à jamais, vivant en nos parents comme en nous. Parce que Armstrong était aussi la lumière…et l’est encore. Yes I think to myself ...what a wonderful world.




dimanche 13 janvier 2008

La vie nous tuera

Délicieuse pensée que de savoir qu’un être va bientôt voir le jour. Avec quelle perspective ? Quel avenir ? Qu’est-ce qui l’attend, le transporte, le fait venir parmi nous ?

La vie est ce symbole qui unit les hommes les uns avec les autres. Libre à eux de la régler selon leurs principes et modes de pensée. Réglable comme une horloge, il est possible de connaître, apprécier le moment ou le tic-tac du pendule stoppera net son va-et-vient incessant.

Paradis terrestre pour certains, désert aride pour d’autres, l’existence de tout un chacun ne se reflète qu’à travers certains symboles, reflets du hasard ou volonté avoué. Une minuscule action, une simple rencontre, un coup du sort pourront à eux seuls bouleverser la tournure des événements.

Une vie, une seule. Bannissez le chat et son octuple régénérescence. Regardez, observez, profitez. Bien que tout ne soit qu’exécrable dans son monde impétueux qui continuera de tourner sans vous, sachez apprécier chaque bribe, le moindre souffle qui vous est donné. Sentez-vous, bouffez le tout à pleine dent et ne laissez jamais autrui détruire la moindre parcelle de vos ambitions, de vos rêves inavoués malgré cette peur du vide qui hante quiconque.

Vivons avec ce qui nous est permis d’apprécier et crachons à la face de nos détracteurs, obstacles immortels du jour le jour.

La vie, chère et fragile, cristal précieux et destructible… (Ne vous faites pas bouffer)

samedi 12 janvier 2008

Affaire de plateforme pétrolière : Cloverfield active son marketing


Depuis quelques jours, nous pouvions visualiser l’attaque et la destruction d’une plateforme pétrolière sur certaines vidéos de Youtube ou Dailymotion. Aucune instance informative ne relatait la catastrophe et pourtant, tellement bien créé que, sans la scène finale, nous aurions pu croire à cet événement inconsidérable jusqu’au bout.

Et pourtant, il faut croire que le film Cloverfield (sortie le 6 février) continue de faire son bonhomme de chemin question teasing. Et ouais, rien de plus, rien de moins. Sites en tout genre, teasing façon reportage fleurissent de partout sur la toile. Une vidéo de plus donc sur ce film qui enthousiasmera les fans de cinéma d’action mais surtout les plus curieux.

Car, même si le film peut s’avérer être un navet, toute la campagne de communication qui s’attache autour est on ne peut plus efficace. Mais quelle est cette force invisible et surhumaine qui détruit tout (vu les vidéos, on ne peut que constater les dégâts) sur son passage? Justement, pour le savoir, vous devrez déplacer votre jolie petite croupe dans les salles obscures. Et dire que deux heures plus tard, nous pleurerons nos 8€ dépensés dans une sombre bouse…




vendredi 11 janvier 2008

Colocation tête de con

La coloc, c’est top. Bah oui ! Vivant dans un 15m carrés lors de ta genèse parisienne, tu souffrais le martyr, te cognais la tête contre les murs et tournais tel un poisson rouge dans son bocal exigu. Tes chiottes façon turque te manquent, certes. Mais, pour le même prix, tu emménages dans ton nouveau palace. A elle seule, ta chambre atteint la même superficie que ton loft du passé, jeté aujourd’hui aux oubliettes.

Seulement, tu te mords peu à peu les doigts. Ton coloc se la joue dandy, bon chic bon genre, incruste sa nana qui devient ta troisième locataire. En plus de cela, tu te tapes des Ernst Lubitsch, te farcies le légume de Delerm et bouffe du riz non stop. Tes yeux, tes oreilles et ta bouche souffrent intensément. En face, l’Enfer ressemble à un bonbon acidulé. Et pour l’ambiance Friends, on repassera.

Mais tu t’y fais et ferme ta grande margoulette dans les moments délicats. Peu à peu, l’appartement cosy que t’avaient installé tes parents se mue en porcherie infecte. Le frigo dégage une odeur de fromage moisi, poisson avarié et autres gâteries en putréfaction, ta salle de bain moisit et collectionne cheveux et poils pubiens.

Et le pire, ton frigo se vide. A cela, la solution. Tu te mets à bouffer kebabs, Mc Coin-Coin et autres saloperies susceptibles de te faire passer à l’as à 40 ans, cholestérol oblige. En attendant, les boîtes s’amassent, bordel, décharge sans putréfaction, OGM du Big Mac oblige.

Finalement, tu te sentais bien quand tu étais seul et en pleine santé, quand tu n’éclatais pas un paquet de tabac entier dans la journée et mangeais des petits légumes vapeur. La coloc, c’est top. Ouais. Mais s’ilvous plaît, sauvez-moi de cette pudibonderie…ou payez-moi une femme de ménage. Faites un geste quoi !!!

La nuit est grise

Esprit confus, événement tangible, la nuit t’absorbe parfois et te fait partager son existence. Tu n’as pourtant rien à faire, juste à tripoter ton ordinateur, à glander, surfer sur le net qui ne s’actualise plus, sens tes paupières rougir face à l’écran cinglant de ton PC.

Et pourtant tu ne dors pas, tu ne dors plus, tu as appris à faire sans. Même les moutons ne sautent plus la barrière, trop éreintés de s'exercer dans le vent, persuadés que, de toute façon, ta rétine ne trouvera pas le repos. Eternel certainement. Mais pas pour le moment. Alors tu attends : venue du petit matin, du premier métro, ouverture du premier bar, tu prendras ton minable temps, attendant patiemment l’heure des cours, café à la main, clope au bec, yeux rivés sur Moby Dick, ton livre de chevet du moment.

Une nuit d’insomnie, c’est une nuit sans rêve, un jour attendu, un monde qui sommeille pour enfin temporiser, bouger et se stresser dans quelques heures. Une nuit d’insomnie, c’est une vie sans âme, surtout lorsque tu restes cloîtré sur ton lap, scrutant la moindre onde de vie sur Facebook. Une nuit d’insomnie, c’est une nuit d’attente. L’attente du jour, l’attente d’une nouvelle journée de calvaire.

Une nuit d’insomnie au pays des songes, une de plus, sans rêve, sans ambition, plume à la main, je croque le marmot, persuadé qu’un éclair, une larme de lumière apparaîtra dans mon néant. Cri intérieur, calme d’apparence, j’espère que la rêverie me rejoindra à nouveau. Certainement pas aujourd'hui. Une nuit d’attente…